De la Bataille des lobbys dans la guerre du climat ou l’offensive des climatosceptiques

De la Bataille des lobbys dans la guerre du climat ou l’offensive des climatosceptiques

Une nouvelle polémique est apparue dans la guerre opposant les alarmistes et les climatosceptiques.  Mi- janvier, un rapport est apparu dans la célèbre revue Science réfutant la thèse de 2007 du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) qui annonçait la fonte totale des glaciers de l’Himalaya pour 2035. Ces projections avaient permis à Rajendra Pachauri, Président du Giec de gagner le prix Nobel de la paix mais surtout une bourse de 2,5 millions d'euros de l'Union européenne complétée par une donation du Carnegie Trust de 310 000 livres pour l’évaluation de l’impact de leur disparition.

Déjà mêlés à l’affaire des « climategate » (affaire de courriels piratés au Centre de recherche britannique sur le climat de l’université East Anglia), cette accusation de manipulation de données pour conforter la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine porte un coup terrible à leur crédibilité scientifique. Les professionnels de la rhétorique climatique, qui avaient alors l’offensive avec un audimat à l’écoute et en confiance, avaient mêlé climat et pollution.

Sans rentrer dans un débat sur la science des climats, il est néanmoins à noter que les rapports scientifiques de haut niveau sont toujours sollicités en amont par un groupe d’intérêts  et doublés de considérations politiques. Ces polémiques scientifiques sont aussi et surtout une guerre d’influence entre lobbys. S’y opposent le marché carbone, mené notamment par Al Gore, soutenu par de grandes institution scientifiques comme l’Académie des sciences, l’Association américaine pour le progrès des sciences et contrôlé par les gouvernements. Il se présente aux industriels comme encore plus important que le marché du pétrole appelé à se tarir. Face à eux, les lobbys pétroliers et le NIPCC. Loin d’être indépendante, cette ONG, à l’origine de la polémique contre son concurrent officiel, dont il conteste la légitimité scientifique, est édité par l’Institut Heartland, qui n’est autre que le think tank ultralibéral des grandes sociétés pétrolières ainsi que Phillip Morris.

Pourtant, le catastrophisme, qui domine largement dans l’opinion, a laissé peu d’échos dans la presse française à cette attaque informationnelle qui remet pourtant tous les certitudes en question et transforme les rapports de force.

 

Sources :

 

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article6999975.ece

http://www.lejdd.fr/Ecologie/Climat/Actualite/Climat-Le-Giec-dans-la-tourmente-167227/

http://co2isgreen.org/default.aspx?MenuItemID=138&MenuGroup=Home&&AspxAutoDetectCookieSupport=1

http://www.ipcc.ch/pdf/presentations/himalaya-statement-20january2010.pdf

http://www.nytimes.com/2005/06/08/politics/08climate.html?_r=1

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article6999975.ece