La caution "commerce équitable" fait vendre et les multinationales commencent à comprendre que le consommateur moyen s'y intéresse de plus en plus. En effet, aujourd’hui, le « consomm’acteur » voit large. Il achète à ma fois un procédé de fabrication, un mode de recyclage, une politique sociale, une attitude vis-à-vis de la société, tout autant que le produit lui-même. Si certaines jouent complètement le jeu d'autres vendent du "commerce équitable allégé". Jacques Vabre n’hésite pas à tromper délibérément le public en usant d’images publicitaires fausses. Nous avons d'un côté Kraft Foods qui se tourne vers un dérivé de commerce équitable. En septembre 2005, en France, l’entreprise américaine a lancé une gamme de café Jacques Vabre estampillé "café responsable" avec signature "un café pour agir". Dans cette quête de respectabilité, le logo de l'ONG américaine "Rain Forest" faisait partie de l'arsenal marketing. Cette certification a pour but d’assurer un Code de bonne pratique pour la définition de normes sociales et environnementales de l'Alliance Internationale pour l'Accréditation et la labellisation Sociale et Environnementale (ISEAL). Elle promeut les intérêts des travailleurs, des communautés et de l'environnement sur le marché mondial. Pourtant, si cette ONG, partenaire de Kraft, œuvre effectivement en faveur de l'environnement, elle ne joue aucun rôle dans le commerce équitable dont les standards établis par Max Havelaar font référence. Mais en aucun cas, Jacques Vabre n’a changé ses méthodes d'approvisionnement auprès des multinationales et des grandes plantations, ou ont respecté le cahier des charges du Commerce Equitable (accompagnement de petits producteurs pendant plusieurs années, aide au développement, etc…).
Jacques Vabre a certifié son café comme étant "responsable" mais surement pas "équitable". Elle a exagéré les qualités de son produit afin de lui donner une image « verte » et mieux les vendre. En promouvant son produit comme écologique, la société a ainsi fait du « green washing » ou blanchiment écologique. Il y a double tromperie du public : en lui laissant entendre que ce label est du même niveau d'exigence que d’autres, type Max Havelaar et en suggérant au consommateur qu'en achetant ces produits ainsi labellisés, agit socialement.
et OUI !
vous decouvrez que les grandes marques utilisent abusivement les « greens labels »et autres « equitables » , ce n’est pas nouveaux , rappeler vous la lessive le chat et son petit coin de nature, et danone avec son BIO.
rien de bien nouveau sous le soleil, et ils n’ont pas fini de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
au consommateur de ne pas se laisser prendre au piege.